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ASSEMBLEE GENERALE - LE CREUSOT
8 JUILLET 2000
COMPTE-RENDU
Présents : voir annexe 1
Excusés ayant donné pouvoir : voir annexe
2
Excusés : voir annexe 3
La séance est ouverte à 9 heurs 10 par M.
Robert Rolland, président de l’A.M.S.L. Il indique que 125 Maires ou
adjoints se sont inscrits à cette assemblée générale et que 79 ont donné
pouvoir, soit 204 sur 560 adhérents. Il remercie M. André Billardon,
Député-Maire du Creusot, pour son accueil. Il rappelle ensuite les principaux
points inscrits à l’ordre du jour : rapport d’activités, rapport
financier, intervention de M. le Préfet sur la sécurité dans les E.R.P.
M. André Billardon, Maire du Creusot,
après avoir salué les Maires présents et leur avoir souhaité la bienvenue,
insiste sur le rôle particulier dévolu à l’Association des Maires de France.
Même si les associations spécialisées (Fédération des Maires Ruraux, Association
des Villes Moyennes…) ont leur utilité et ont montré leur efficacité,
l’Association des Maires de France a vocation à rassembler toutes les
communes, quelle que soit leur taille, autour de préoccupations qui les
concernent toutes. La sécurité dans les établissements qui reçoivent du
public (E.R.P.), sujet que traitera M. le Préfet, en est un bon exemple.
C’est aussi un bon exemple de la responsabilité que l’on demande aux Maires
d’assumer. M. Billardon estime que la « stratégie du parapluie »
selon laquelle le Maire serait responsable de tout n’est pas acceptable,
car elle nuit à l’action publique et se révèle coûteuse financièrement.
Il y a en effet d’autres acteurs, avec lesquels les Maires doivent prendre
leur part de responsabilité. Concernant l’intercommunalité, M. Billardon
estime que c’est une chance pour l’avenir des communes. Même s’il se dit
réservé sur les effets des « aubaines financières » contenues
dans les lois destinées à augmenter le nombre des structures intercommunales,
M. Billardon pense que l’on est à un tournant de l’organisation administrative
de notre pays et que l’avenir passe par plus d’intercommunalité et non
par moins de communes : exemple, la Ville du Creusot n’a pas perdu
sa personnalité et sa spécificité parce que, sur le plan réglementaire,
la maîtrise des sols appartient à la C.U.C.M. Sur la décentralisation
enfin, M. Billardon souhaite que les élus ne soient « ni frileux,
ni ringards » et donnent de leurs communes une image efficace, moderne
et utile pour leurs concitoyens.
M. Robert Rolland présente ensuite
le rapport d’activités pour l’année 1999. Ce document (voir annexe 4)
a été remis à chaque participant et présenté au Conseil d’Administration
qui s’est réuni avant l’Assemblée Générale. Il précise que la question
de l’adhésion des E.P.C.I. a fait l’objet d’un accord de principe, qu’une
A.G. extraordinaire est prévue le samedi 2 décembre 2000 pour modifier
les statuts et qu’en ce qui concerne le montant de la cotisation, il est
envisagé de se calquer sur le montant fixé par l’A.M.F. D’ores et déjà,
un E.P.C.I. a demandé directement son adhésion à Paris. M. Rolland propose
à M. Bernard Charmont de préparer avec lui la modification des statuts
permettant aux E.P.C.I. d’adhérer à l’A.M.S.L.
Mis aux voix, le rapport d’activités
est approuvé à l’unanimité.
M. Robert Rolland donne la parole
au trésorier, M. Jean Lautrey, pour la présentation du bilan financier
de l’année 1999. Quelques chiffres sont à noter dans le document qui a
été remis à tous les présents (annexe 5). L’année 1999 se solde par un
excédent de 37 863,75 F qui est essentiellement dû à une meilleure rentrée
des cotisations. M. Lautrey précise par ailleurs que l’association dispose
d’un actif de 769 579,41 F, ce qui représente environ six mois de fonctionnement
et ce qui permet à l’association de faire face à ses obligations en attendant
que les cotisations des communes et les subventions ne soient versées.
M. Lautrey indique que le projet de budget 2001, et la cotisation qui
sera demandée aux communes seront fixés lors de la prochaine A.G. de décembre
au cours de laquelle les statuts seront modifiés pour permettre l’adhésion
des E.P.C.I.. M. Rolland remercie le trésorier de son exposé ainsi que
M. Beaumont, Président du Conseil Général, pour l’aide financière apportée
à l’A.M.S.L.
Mis aux voix, le rapport financier
pour l’année 1999 est adopté à l’unanimité moins deux abstentions (MM.
Rolland et Lautrey).
M. Rolland rappelle que des commissions
de travail ont été constituées au sein de l’A.M.S.L. : aménagement
du territoire (président : Didier Martinet), finances (président :
Jean Lautrey), environnement (président : Bernard Dessendre). Il
donne la parole à MM. Martinet et Lautrey pour le compte-rendu des travaux
de leur commission.
M. Martinet indique que sa commission
s’est réunie le 3 mars dernier au Mont-Saint-Vincent. Elle a défini une
méthode de travail et les priorités à aborder en ce qui concerne l’aménagement
du territoire. Elle a décidé de se pencher en priorité sur l’organisation
des services publics : services du trésor, sécurité, couverture hospitalière,
poste, services déconcentrés de l’Etat (DDE, DDA, etc…). La commission
a aussi entrepris une réflexion sur la coopération intercommunale pratiquée
actuellement (les communautés de communes) ou prévisible à l’avenir (les
pays tels que définis par la loi Voynet). La prochaine réunion aura lieu
fin juillet. Le thème retenu sera le schéma départemental pour le stationnement
des gens du voyage et des propositions seront faites à l’Etat et au Conseil
Général. Enfin, M. Martinet souhaite que les travaux de sa commission
ne soient pas limités aux seuls membres inscrits actuellement, mais élargis
à toutes celles et ceux qui souhaitent y participer. Aussi, demandera-t-il
à l’A.M.S.L. de communiquer la date et le lieu de la prochaine réunion.
M. Lautrey a réuni la commission
des finances le 6 mars 2000 à Macon. Là aussi, il a été défini une méthode
de travail. La commission a aussi procédé à l’inventaire des incertitudes
non levées sur la D.G.F. attribuée aux structures intercommunales qui
ont choisi la T.P.U. Souvent, les renseignements ont été communiqués avec
retard et ne correspondent pas du tout avec ce qui avait été annoncé.
La commission va essayer de mesurer les avantages et les inconvénients
de ce choix depuis qu’il a été décidé de prendre en compte la taxe d’assainissement
dans le calcul du coefficient d’intégration fiscale. Ainsi, une communauté
de communes a vu ses dotations (D.G.F. et fonds de péréquation de la T.P.)
passer de 1,9 MF à 1,6 MF sans que des explications claires n’aient été
fournies. D’où un recours auprès du Préfet et du Tribunal Administratif.
Par ailleurs, la commission des finances a souhaité que les informations
nécessaires à l’élaboration des budgets soient communiquées en début d’année,
que la lisibilité des documents comptables soit améliorée et que des réponses
précises puissent être apportées aux questions techniques posées par les
élus.
M. Rolland remercie les intervenants de leur
exposé et donne la parole à M. Beaumont, Président du Conseil Général
pour deux communications : l’une concernant le projet de création
d’un syndicat mixte pour l’enfouissement des réseaux téléphoniques, l’autre
concernant le chèque « Eurosport ».
M. Beaumont rappelle que France
Télécom n’investit plus ou très peu dans l’enfouissement de ses réseaux,
préférant se développer sur le marché concurrentiel du portable, des services
en ligne et des boucles radio. Ainsi, alors qu’E.D.F. fait un effort important
pour enfouir ses réseaux, France Télécom n’intervient pas, sauf si les
communes prennent en charge la dépense. Or, France Télécom est tenue d’acquitter
auprès des communes et du département une redevance pour l’occupation
du domaine public. Le Président du Conseil Général suggère de créer,
pour les réseaux téléphoniques, un syndicat mixte départemental qui fonctionnerait
avec les redevances payées par France Télécom au département et aux communes,
ainsi que la part de budget réservée par cette entreprise à l’enfouissement
des réseaux. Une première estimation donne une somme d’environ 5 MF par
an. Le fonctionnement de ce syndicat serait identique à celui du syndicat
pour le renouvellement des adductions d’eau. En cas d’avis favorable des
Maires, ce nouveau syndicat pourrait être en état de fonctionner au 1-1-2001.
MM. Galland (Gergy) et Lavenir
(Saint-Maurice-les-Chateauneuf) se disent favorables, M. Galland ayant
vu, dans sa commune, France Télécom replanter des poteaux à la place des
poteaux E.D.F. qui venaient d’être enlevés. M. Jacquemard (Etang-sur-Arroux),
en tant que président du syndicat d’électrification de l’Autunois, se
dit réservé. Une convention est en cours d’élaboration entre le SYDEL
et France Télécom et d’autre part la somme de 5 MF lui parait bien faible
eu égard aux besoins.
M. Beaumont indique que la somme de 5 MF
est une estimation hors participation des communes urbaines, qui pourront
participer à ce syndicat si elles le souhaitent (Chalon-sur-Saône y est
favorable). D’autre part, le financement de l’enfouissement des réseaux
téléphoniques ne sera pas pris à 100 % en charge par le syndicat. Au taux
de 50 %, cela représente 10 MF de travaux annuels, ce qui est significatif.
Enfin, plus la longueur enfouie sera importante, plus la redevance de
France Télécom sera élevée.
Compte-tenu de ces explications,
M. Rolland procède à un sondage auprès des Maires présents. A l’unanimité
moins 5 abstentions, les Maires se déclarent intéressés par une participation
à ce syndicat.
Le Président du Conseil Général
expose ensuite le projet de chèque « Eurosport ». Contre une
somme de 50 F et une inscription auprès de leur professeur d’E.P.S., les
collégiens demeurant en Saône-et-Loire se verront remettre un chéquier
leur permettant de s’inscrire dans le club de leur choix et d’assister
à une manifestations sportive de haut niveau et de s’initier ou de découvrir
une nouveau sport. Cette opération visant à offrir à tous l’égalité des
chances face à la pratique du sport serait reconduite chaque année. Afin
de les inciter à une démarche citoyenne, le Conseil Général souhaite que
ces jeunes puissent se rendre à la Mairie de leur domicile pour retirer
leur chèque et signer un PV de remise et compte sur un prompt retour des
bordereaux d’émargement des collégiens (documents joints à l’envoi des
chéquiers) afin de permettre une gestion rapide de cette opéaration.
Pour conclure, M. Beaumont indique
qu’à l’initiative de l’Assemblée des Départements de France, un colloque
consacré à l’aide sociale se tiendra à Angers les 9, 10 et 11 octobre
prochains et que les présidents des C.C.A.S. y seront invités.
M. Rolland accueille ensuite M.
le Préfet de Saône-et-Loire et son Directeur de Cabinet pour traiter de
la responsabilité des Maires en ce qui concerne les établissements qui
reçoivent du public. Il souhaite la bienvenue à M. le Préfet et indique
que c’est la première fois que le Préfet assiste à l’Assemblée Générale
des Maires du département.
Concernant les E.R.P., M. le Préfet
indique qu’il va, dans un premier temps, rappeler les obligations qui
découlent de la loi et qu’ensuite, il répondra aux différents intervenants
qui voudront bien l’interroger.
Au 31-12-1999, on comptait en Saône-et-Loire
7 662 E.R.P. Le premier groupe, qui rassemble les établissements où les
risques sont les plus importants, est de 1 868 E.R.P. se décomposant comme
suit : 56 en 1ère catégorie (capacité d’accueil supérieure
à 1 500 personnes), 245 en 2ème catégorie ( de 700 à 1500 personnes),
636 en 3ème catégorie (de 300 à 700 personnes) et 931 en 4ème
catégorie (moins de 300 personnes). Pour tous ces établissements, la visite
par les commissions de sécurité est obligatoire avant la mise en service
et pendant la durée de l’exploitation à intervalles réguliers. Pour les
5 794 autres E.R.P. constituant le 2ème groupe, aucune visite
n’est obligatoire.
La loi a fixé les règles applicables à la
sécurité de ces établissements. Le principe essentiel est que le premier
responsable du respect des normes de sécurité et des recommandations édictées
par les commissions de sécurité est l’exploitant de l’E.R.P., qu’il soit
public ou privé. La loi a prévu que le Maire, dans le cadre de ses pouvoirs
de police, doit veiller à la mise en œuvre de ces recommandations. Il
lui incombe de rappeler à l’ordre l’exploitant qui ne respecterait pas
les prescriptions de la commission de sécurité. Il peut même aller jusqu’à
prononcer une mesure de fermeture, à condition de veiller à ce que la
décision qu’il prend soit proportionnelle au risque encouru. Au 31-12-1999,
140 avis défavorables avaient été émis. Mais les cas graves pour lesquels
il y a vraiment danger pour les usagers ou manquement avéré à la réglementation
et qui nécessitent des mesures de fermeture sont rarissimes. Enfin, en
cas de défaillance du Maire (mauvaise volonté ou absence de techniciens
compétents dans la commune), la loi a prévu que le Préfet peut se substituer
au Maire pour prendre une décision, ce qui ne dégage toutefois pas la
responsabilité du Maire, puisque le Préfet agit en ses lieu et place.
Là aussi, c’est rarissime et, de préférence, à éviter.
En Saône-et-Loire, compte-tenu
de la complexité des cas à traiter et des conséquences que le respect
des prescriptions en matière de sécurité entraînent sur le plan financier
et sur le plan fonctionnel pour les E.R.P., un processus a été mis en
place pour aider les Maires à exercer leurs responsabilités. M. le Préfet
recommande aux élus de se renseigner dans un premier temps auprès du commandant
du Centre de Secours dont ils dépendent, car les pompiers sont très au
fait de la réglementation, puis de contacter, en cas de difficultés ou
de problème particulier, le Sous-Préfet qui est chargé de tenir un tableau
de bord des établissements de son arrondissement et d’une mission de conseil
et d’alerte des élus.
Au cours de la discussion qui
s’engage, M. le Préfet précise à différents intervenants que si le Maire
autorise la poursuite de l’exploitation d’un établissement qui a reçu
un avis défavorable, c’est le Maire qui en assume la responsabilité. Encore
faut-il bien voir pour quelle raison l’avis défavorable a été notifié
(point de détail ou manquement grave à la sécurité). Le pouvoir d’appréciation
du Maire est important et M. le Préfet conseille à nouveau aux Maires
de solliciter l’avis des pompiers et de leur Sous-Préfet avant de prendre
leur décision, tout en reconnaissant que l’exercice est difficile, car
chaque cas est particulier. En effet, la commission de sécurité pose un
diagnostic, mais n’en tire pas de conséquences sur le plan opérationnel.
Ce qui doit guider les Maires, c’est apprécier, avec le concours des spécialistes,
le danger réel encouru par les usagers. De plus, il est parfois difficile
de déterminer avec précision qui est l’exploitant. Dans le cas d’une maison
de retraite, les textes prévoient que c’est le Directeur, mais le Conseil
d’Administration qui vote le budget et donc les programmes de travaux
ne saurait être tenu en dehors des problèmes éventuels. De même, si un
Maire a un doute sur un E.R.P.du 2ème groupe, bien que la visite
ne soit pas obligatoire, il doit néanmoins s’en préoccuper et le cas échéant,
demander le passage de la commission de sécurité compétente. Ainsi, l’expérience
démontre que pour les églises, par exemple, le risque le plus grave est
l’intoxication par un chauffage défectueux. Les Maires ont donc tout intérêt
à faire procéder à une vérification préventive. Là aussi, leur pouvoir
d’appréciation est entier.
A la demande de plusieurs élus,
M. le Préfet s’engage à faire étudier la possibilité de communiquer à
chaque Maire la liste des E.R.P. du 2ème groupe de leur commune,
afin qu’il puissent d’abord la vérifier, intervenir si besoin et aviser
l’administration des changements intervenus. Il est toutefois précisé
que cette liste ne pourrait prétendre à l’exhaustivité, car elle sera
la compilation des informations fournies à l’administration, mais qu’il
peut toujours y avoir des E.R.P. non répertoriés dans la mesure où les
exploitants n’auraient pas procédé aux déclarations obligatoires.
M. Rolland remercie M. le Préfet
et M. le Directeur de Cabinet de ces précisions et se réjouit que M. le
Préfet ait pu ainsi répondre en direct aux préoccupations de ses collègues.
Avant de conclure, il évoque le
cas du Maire de Joncy, qui est cité à comparaître devant le T.G.I. le
26 juillet prochain pour infraction à la législation du travail pendant
le déroulement du chantier de construction de la MARPA de la commune,
bien qu’il se soit entouré, en tant que maître d’ouvrage, des services
d’un conducteur d’opération, de plusieurs maîtres d’œuvre, d’un coordinateur
de sécurité. En signe de solidarité avec lui, les maires présents décident
à l’unanimité de voter une motion de soutien (annexe 6) et, pour celles
et ceux qui le peuvent, d’être présents à l’audience pour manifester leur
soutien à leur collègue.
L’ordre du jour étant épuisé,
les travaux de l’A.G. sont clos à 12 h 30 .
P.J. : annexe 1 : liste des maires présents ou représentés
annexe 2 : liste des maires excusés ayant donné pouvoir
annexe 3 : liste des maires excusés
annexe 4 : rapport d’activités 1999
annexe 5 : motion de soutien au Maire de Joncy
annexe 6 : bilan financier 1999
| Le Secrétaire |
Le Président |
| |
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| Bernard Charmont |
Robert Rolland |
(retour) 
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