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ASSEMBLEE GENERALE - CHAROLLES
2 DECEMBRE 2000
COMPTE-RENDU
Présents : 159 (voir liste en annexe
1)
Excusés ayant donné pouvoir :151 (voir
liste en annexe 2)
Excusés : 6 ( voir liste en annexe 3)
La séance est ouverte à 9 heures
15 par M. Robert Rolland, président de l’A.M.S.L. qui remercie les maires
présents et plus particulièrement le Maire de Charolles et le Président
de l’Institut du Charolais qui accueillent cette assemblée générale.
M. Jean Drevon, maire de Charolles,
souhaite la bienvenue aux participants. Après avoir présenté sa commune,
il insiste sur les graves difficultés que traversent les éleveurs de cette
région et souhaite que les maires présents aient le temps de visiter l’Institut
et de participer au Festival du bœuf charolais qui se tient dans le hall
de concours.
Le Président présente ensuite
M. Eric Pareydt, chargé de mission auprès du directeur de l’Association
des Maires de France, plus spécialement chargé des relations avec les
associations départementales. Il le remercie de sa présence et rappelle
les différentes étapes de la réforme des statuts qui est aujourd’hui proposée.
En 1999, l’A.M.F. a modifié ses statuts pour permettre l’adhésion des
E.P.C.I. et demandé que les associations départementales fassent de même.
Le projet de modification a été examiné par le bureau lors de sa réunion
du 3 octobre 2000 à Champforgeuil et par le Conseil d’Administration lors
de sa réunion du 25 octobre 2000 à Montchanin. Tous deux ont donné un
avis favorable. Le projet de modification a aussi été soumis au service
juridique de l’Association des Maires de France.
Certaines de ces modifications
concernent la forme. Les modifications de fond portent sur :
- les articles 5 (rôle social) et 33
(Titre 8 : règles particulières de gestion du fonds d’action sociale)
qui ont été supprimés. En effet, les dispositions et attributions décrites
dans ces articles relèvent du Code de la Mutualité et non de la loi
de 1901 sur les associations.
- la possibilité, pour les présidents
d’E.P.C.I. à fiscalité propre, d’adhérer à l’Association des Maires
de Saône-et-Loire et à l’Association des Maires de France.
- L’A.M.F. a, en 1999, modifié ses
statuts en ce sens, et demandé, puisque, comme pour les Communes,
on ne peut adhérer à l’A.M.F. sans adhérer à son association départementale
et inversement, que les associations départementales modifient leurs
statuts en ce sens. C’est l’objet essentiel des modifications proposées.
- Le Bureau et le Conseil d’administration
vous proposent de répartir le nombre de sièges au Conseil d’Administration
(25) de la façon suivante : 22 sièges pour les Maires et 3 pour
les Présidents d’E.P.C.I. Le mode d’élection n’est pas changé (scrutin
de liste à la proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne),
mais aura lieu par collège : celui des Maires et celui des Présidents
d’E.P.C.I.
- La composition du Bureau restera
paritaire, mais sa composition passera de 9 à 11 membres pour intégrer
deux Présidents d’E.P.C.I.
- Ces modifications ont rendu nécessaire
une nouvelle rédaction de l’article 7 (qualité de membres).
- les autres modifications, de moindre
importance, sont des compléments ou des précisions qui touchent essentiellement
le fonctionnement de l’association dans la période qui suit le renouvellement
des conseils municipaux en attendant le renouvellement des instances
dirigeantes.
M. Eric Pareydt, chargé de mission à l’A.M.F.,
constate que les Maires de Saône-et-Loire restent mobilisés puisqu’ils
étaient 120 au congrès national il y a quelques jours et qu’ils sont plus
de 150 aujourd’hui pour cette assemblée générale. Il indique que l’A.M.F.
souhaite renforcer son réseau sur le terrain avec les maires et que cela
passe par un travail en complémentarité avec les associations départementales.
En ce qui concerne l’intercommunalité, depuis que l’A.M.F. a réformé ses
statuts pour permettre aux E.P.C.I. d’adhérer, 65 associations départementales
ont modifié leurs statuts en ce sens, ce qui a permis à 120 E.P.C.I d’adhérer.
L’A.M.F. espère atteindre 300 à 400 adhésions d’ici la fin de 2001. M.
Eric Pareydt rappelle ensuite le rôle de Mairie 2000, qui a organisé cette
année plus de 1000 réunions de formation ou d’information à destination
de 50 000 élus. Il signale aussi l’intérêt pour les Maires de s’abonner
à la revue de l’A.M.F., « Maires de France », dont un cahier
spécial est désormais consacré aux problèmes de l’intercommunalité. Un
centre de ressources et d’échanges d’expériences intercommunales est d’ailleurs
en place depuis avril 2000 et a déjà édité une centaine de fiches disponibles
sur support papier auprès du service intercommunalité de l’A.M.F. ou sur
l’extranet de l’ A.M.F. Ce centre de ressources associe des correspondants
locaux constitués en réseau : les permanents des associations départementales,
des élus et des personnels administratifs. Il s’agit de répondre à une
attente qui s’est manifestée notamment lors des Premières Assises de l’Intercommunalité
organisées à Paris à l’initiative de l’A.M.F. ou lors de la Journée intercommunalité
et déchets organisée à l’A.M.F. en octobre dernier. Enfin, M. Pareydt
indique que, comme l’A.M.F. l’avait fait après les élections de 1995,
un guide du nouveau Maire est en préparation. Il se présentera sous forme
de fiches et comprendra une partie spécifique réservée à chaque association
départementale, ainsi qu’une partie spécialement dédiée aux Présidents
d’E.P.C.I. Pour conclure, M. Pareydt rappelle que l’A.M.F. reste vigilante
sur le respect de l’équilibre entre les communes et les structures intercommunales,
surtout au niveau des communes rurales, se fondant en cela sur les déclarations
du président Delevoye lors du dernier Congrès.
M. Robert Rolland propose de passer au vote des
nouveaux statuts après avoir vérifié que le quorum requis était atteint.
Personne ne demandant à ce que le vote ait lieu à bulletin secret, il
propose de voter à main levée. Mis aux voix, les nouveaux statuts sont
adoptés à l’unanimité.
M. Robert Rolland donne ensuite la parole à M.
Jean Lautrey, trésorier de l’A.M.S.L., pour présenter le projet de budget
2001.
M. Lautrey indique que la section de fonctionnement
qui se monte à 1 425 500 F en recettes et en dépenses a été équilibrée
avec une augmentation des cotisations départementales de 1 % et de la
subvention sollicitée auprès du Conseil Général, la cotisation nationale
augmentant, elle, de 1,5 %. Il donne le détail des principaux postes de
dépenses en insistant sur le fait que les salaires et les charges du personnel
en représentent la plus grande partie. Pour ce qui est de l’investissement,
le bureau propose, en accord avec le Conseil d’Administration, de prélever
les 110 000 F nécessaires sur les fonds de réserve de l’Association. Enfin,
puisque l’Assemblée Générale vient de modifier les statuts pour l’adhésion
des E.P.C.I., M. Lautrey indique que la cotisation nationale a été fixée
par le dernier Congrès à 0,21 F/habitant et que le Bureau et le Conseil
d’Administration proposent, pour la part départementale, 0,10 F/habitant.
Le Président met au voix le projet de budget
2001 et les cotisations pour 2001 (communes et E.P.C.I.). Adopté à l’unanimité,
moins une abstention (M. Lautrey).
M. Robert Rolland, au titre des questions diverses
et avant d’aborder la deuxième partie de l’Assemblée Générale sur les
nouvelles dispositions en matière de responsabilité pénale des Maires,
indique que l’A.M.S.L. a été sollicitée par M. le Préfet pour participer,
avec les professionnels concernés, à l’élaboration d’une charte qualité
destinée à donner aux Maires et aux gestionnaires de restaurants scolaires
les outils nécessaires pour s’assurer de la qualité de la viande de bœuf
servie aux enfants. C’est la raison pour laquelle il a demandé au Président
de l’Institut du Charolais et au Président du Conseil Général, M. René
Beaumont, d’intervenir sur le sujet.
M. Chevalier, président de l’Institut du Charolais
et M. Mercier, directeur, insistent sur le fait que la suppression du
bœuf des menus des cantines scolaires porte un préjudice très lourd à
une filière qui a fait preuve de transparence et de compétence. Ils indiquent
aux maires les moyens de contrôle dont ils disposent pour s’assurer de
l’origine des animaux et les précautions prises par les pouvoirs publics
pour éliminer de la chaîne alimentaire les morceaux à risques. Une enveloppe
contenant affiche, dépliant et notes explicatives a été préparée à l’intention
des élus présents.
M. René Beaumont, en sa qualité de Président
du Conseil Général mais aussi de vétérinaire, rappelle que l’épidémie
d’E.S.B. ne concerne qu’un nombre limité de cas en France, surtout par
rapport au Royaume Uni, et les mesures qui ont été prises par les autorités
sanitaires françaises depuis 1990. Au niveau local, le Conseil Général
appuiera la démarche d’élaboration d’une charte-qualité pour la viande
servie en restauration collective et travaille actuellement à la mise
en place, via le laboratoire vétérinaire départemental, d’un test systématique
avant commercialisation pour tous les animaux abattus. S’il ne peut être
question que le Conseil Général s’engage sur la voie de l’indemnisation
des éleveurs, par contre il est prêt à s’associer à toute campagne de
promotion en faveur du bœuf élevé en Bourgogne. Pour conclure, M. René
Beaumont estime qu’il faut rétablir très rapidement, là où elle a été
supprimée, la viande de bœuf au menu des enfants et que la Saône-et-Loire,
avec son potentiel et ses éleveurs doit montrer l’exemple.
M. Robert Rolland aborde ensuite la deuxième
partie de cette Assemblée Générale et rappelle que l’intervention de Maître
Renaud Griffet, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit pénal
et coordonnateur du Guide de la responsabilité du Maire édité sous l’égide
de l’A.M.F., se situe dans le cadre des réunions d’information que l’A.M.S.L.
propose à ses adhérents. La responsabilité pénale a paru un bon sujet,
d’abord parce que les textes ont été modifiés récemment par la loi Fauchon
et ensuite parce que les Maires de Saône-et-Loire ont eu à se mobiliser
pour soutenir leur collègue de Joncy qui a été fort heureusement relaxé.
Maître Griffet retrace l’évolution récente de
la loi en ce qui concerne la responsabilité pénale des élus. En 1994,
est publié le nouveau Code Pénal. La première réforme de 1996 se révèlera,
à l’usage, non satisfaisante. D’où la loi Fauchon, qui précise la notion
de délit non intentionnel.
Cette nouvelle loi, notamment par la nouvelle
rédaction de l’article 121-3 du Code Pénal dont Maître Griffet donne lecture,
comporte deux points positifs : une faute minime ne peut plus entraîner
la responsabilité automatique de l’élu ; les victimes peuvent être
indemnisées sans mise en cause de l’élu.
Avant le vote de la Loi Fauchon, le Parquet avait
tendance « à ratisser large », c’est-à-dire à prononcer de nombreuses
mises en examen, laissant le soin au tribunal de trancher. De même, les
juges avaient tendance, afin que les victimes puissent être indemnisées
au civil, à prononcer des condamnations pénales, car l’un et l’autre étaient
liés.
Une des avancées de la nouvelle loi du 10 juillet
2000 est de permettre de dissocier la responsabilité pénale et la responsabilité
civile. Désormais, la condamnation au pénal n’est plus nécessaire pour
que le juge civil décide d’accorder une réparation du préjudice subi.
C’est ainsi que dans l’affaire de La Rochelle, le Maire de Courson, mis
en cause, a été relaxé au pénal, mais condamné à 500 000 F de dommages
et intérêts (D’où l’importance d’avoir une bonne assurance personnelle).
Une autre avancée est l’obligation qui est faite
aux collectivités locales d’accorder leur concours aux élus éventuellement
mis en cause pour des fautes commises dans l’exercice de leurs fonctions.
Ce changement s’est opéré par le fait que, pour
qu’il y ait mise en cause de l’élu, il faut qu’il y ait faute caractérisée
résultant de la violation délibérée de règles de sécurité ou de règles
de prudence. La méconnaissance du détail d’un règlement ou d’une circulaire
ne suffit plus à rendre le Maire responsable pénalement. D’autre part,
il faut qu’il y ait un lien de causalité entre le préjudice subi et la
responsabilité du Maire. Le dommage subi par une personne qui s’expose
à un risque qu’elle n’ignore pas n’engage pas la responsabilité de l’élu.
Cette loi, qui ne vaut pas que pour les élus,
mais pour tous les citoyens, protège aussi les victimes, qui peuvent
être indemnisées sans qu’il y ait de condamnation pénale.
Malgré le flou juridique sur le lien direct entre
le risque et le préjudice et le fait que rien ne soit prévu pour les cas
de mises en examen (avec toutes ses conséquences) non suivies de condamnation,
c’est tout de même une bonne loi, même si les juges disposent d’un large
pouvoir d’interprétation, ce qui nécessite une redéfinition rapide et
plus précise de ces notions.
M. Robert Rolland remercie Maître Griffet de
son exposé et lance le débat en posant la question de la responsabilité
d’un Maire qui a remis en eau le lavoir de sa commune. Qu’advient-il en
cas de noyade par exemple ? Maître Griffet indique que le Maire doit
se prémunir en précisant par arrêté, pris en vertu de ses pouvoirs de
police, les conditions d’utilisation de cet équipement et les risques
encourus par ceux qui seraient tentés d’utiliser le lavoir comme une piscine.
C’est le même schéma que pour les plans d’eau communaux : il faut
que les promeneurs soient informés des risques et des interdictions par
des panneaux.
M. Giraudet, maire de Crissey, pose le problème
de la responsabilité du Maire après l’expiration de son mandat. Comment
s’assurer contre un tel risque. M. Corneloup, maire de Montchanin lui
indique qu’il peut souscrire un avenant avec une prime subséquente qui
le couvrira en responsabilité, même s’il n’est plus élu.
A propos des assurances, M. René Beaumont précise
qu’il ne faut pas confondre l’assurance responsabilité civile de la Commune,
l’assurance responsabilité civile personnelle du Maire et l’assurance
d’assistance juridique personnelle du Maire. Qui paie les primes, la commune
ou le Maire ? Maître Griffet indique que pour l’assurance d’assistance
juridique du Maire, c’est la Commune, conformément aux nouvelles dispositions
de la loi Fauchon. M. Etienne Richard, maire de Joncy intervient pour
recommander à ses collègues de bien vérifier le montant des honoraires
d’avocat pris en charge par l’assurance, et cite son cas personnel où
la différence entre le montant des honoraires qui lui sont réclamés et
ce que lui propose son assurance est plus que conséquente.
Afin d’indiquer aux Maires les précautions à
prendre, le Président demande au directeur de l’association de faire le
point sur ce sujet dans un prochain bulletin d’information.
M. Jacques Guitton, maire de La Chapelle-Saint-Sauveur,
prend acte des dispositions de la nouvelle loi en faveur des victimes.
Mais il tient à rappeler que depuis 8 ans, dans une affaire qui l’oppose,
ainsi que deux autres familles, à la SNCF, la procédure n’a toujours pas
abouti. La lenteur de la justice n’explique pas tout. C’est le sens de
son intervention lors d’un récent colloque sur le sujet organisé au Sénat.
M. Jean-Claude Ducarre, maire de Melay intervient
à propos de la présence postale en secteur rural. Il dénonce les méthodes
de la Poste (absence de concertation) et craint que le nouveau dispositif
ne fragilise encore plus des zones déjà bien éprouvées. M. Lautrey lui
indique qu’à la demande du Président du Conseil Général, il a accepté,
le 6 novembre dernier, la présidence du Conseil départemental de la présence
postale territoriale. Avant toute chose, il veut savoir quel est le poids
des avis émis par cet organisme. La Poste en tiendra-t-elle compte ou
pas ? Il faut, certes, faire correspondre le nombre et l’amplitude
d’ouverture des bureaux de poste avec les besoins de la population, mais
il faut aussi que l’administration s’adapte à la demande. Afin de l’aider
dans cette tâche, le Président du Conseil Général mettra à sa disposition
un agent administratif du Conseil Général.
Sur ce point précis, M. Eric Pareydt constate
que ce qu’il entend en Saône-et-Loire à propos des problèmes avec la Poste,
se retrouve aussi dans de nombreux autres départements. Le Président de
l’A.M.F. est intervenu personnellement auprès des responsables de la Poste
sur ce point et les problèmes sont maintenant directement traités entre
l’A.M.F. et la direction territoriale de la Poste. Il demande à M. Lautrey
de le tenir informé de l’évolution de ce dossier, d’autant que contrairement
à ce qu’essaie de faire croire la Poste, l’A.M.F. n’a jamais donné son
accord sur la signature des conventions concernant les agences postales.
En réponse à une question de M. Michel Maya,
maire de Tramayes à propos du site Internet de l’Association, le Directeur
indique que le site est en cours de construction. Une consultation a été
faite et le Bureau a retenu l’entreprise Plug’In, qui a réalisé entre
autres le site du centre Eden de Cuisery. Le site comprendra trois parties :
une partie « vitrine » accessible à tous, avec un agenda, des
informations sur la vie de l’association (comptes-rendus des assemblées
générales, des réunions de bureau et de conseil d’administration), la
composition des instances dirigeantes, les missions de l’association.
Une seconde partie, accessible uniquement aux adhérents avec un code d’accès
(n° INSEE de la commune) contiendra la partie juridique avec les réponses
aux questions posées par les Maires classées par sujet pour faciliter
la recherche. La troisième partie contiendra la liste des adhérents avec
lesquels il sera possible de communiquer par e-mail. Le site devrait être
opérationnel pour le 1er mars 2001.
Les questions diverses étant terminées et l’ordre
du jour étant épuisé, le Président Robert Rolland lève la séance à 12
heures 20.
Pièces jointes :
-
annexe 1 : liste des présents
-
annexe 2 : liste des excusés ayant donné pouvoir
-
annexe 3 : liste des excusés
-
annexe 4 : nouveaux statuts de l’A.M.S.L.
| Le Secrétaire Général |
Le Président |
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| Bernard Charmont |
Robert Rolland |
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