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ASSEMBLEE
GENERALE – MÂCON – 23 juin 2001
COMPTE-RENDU
Maires et Présidents d’E.P.C.I. présents, représentés ou excusés :
voir annexes 1 à 3
La séance est ouverte à 9 H 10
par le Président Robert Rolland qui souhaite la bienvenue à tous les participants,
en particulier les nouveaux maires (le taux de renouvellement a été de
40 % lors des dernières élections de mars) et les 58 femmes qui ont été
élues maires de leur commune. Il indique ensuite les raisons de la présence
d’un certain nombre d’exposants à cette assemblée générale : ce sont
les partenaires de Mairie 2000 grâce auxquels il a été possible d’organiser
sans qu’il en coûte à l’Association les 6 réunions des Universités des
Maires de France. Il remercie ensuite le maire de Mâcon, Jean-Patrick
Courtois de recevoir l’association au Parc des Expositions, et lui donne
la parole.
Jean-Patrick Courtois, après avoir
souhaité la bienvenue à tous ses collègues, constate que quelle que soit
la taille des communes, les maires doivent faire preuve de dévouement
et de désir d’entreprendre pour répondre aux attentes de leurs concitoyens.
A l’occasion des dernières élections, on a parlé des inquiétudes des maires.
Si inquiétudes il y a, c’est parce que sur le plan de leur responsabilité
pénale et de leur statut, les lois récentes qui viennent d’être promulguées
n’ont pas totalement répondu aux interrogations des élus. Car chacun sait
bien que l’administration des territoires passe par la définition du niveau
d’intervention le plus pertinent. Chacun sait bien également que nul ne
peut se passer des élus locaux. C’est là qu’il faut appliquer le principe
de subsidiarité, c’est-à-dire ne transférer à l’échelon supérieur que
ce qui apporte une valeur ajoutée aux compétences communales et au service
rendu à la population. Le Maire est l’élu local le plus proche des administrés,
et donc le plus à même de comprendre et de résoudre les problèmes du quotidien,
et la commune est la cellule de base de la démocratie locale et doit,
à ce titre, être conservée. La présence de nombreux maires, adjoints et
présidents d’E.P.C.I. à cette assemblée générale marque la volonté de
tous de réussir la démocratie locale de demain.
Le Président ouvre ensuite la
partie statutaire de l’assemblée générale.
Concernant le rapport d’activité
2000, il rappelle qu’il a été adressé à tous les adhérents après avoir
été approuvé par le bureau et le conseil d’administration lors de leur
dernière réunion. (voir annexe 3). Il en donne lecture, puis met le rapport
d’activité aux voix. Celui-ci est adopté à l’unanimité.
Le Président donne ensuite la
parole au trésorier-adjoint, Philippe Viardot, pour qu’il présente le
bilan financier 2000 (voir le détail du compte de résultat en annexe 3).
Philippe Viardot indique que le budget de l’Association s’élève à un peu
plus de 1 MF. Pour la partie recettes, l’essentiel est constitué des cotisations
nationales (qui sont reversées à l’A.M.F. en début d’année ce qui permet
d’avoir une ristourne intéressante) et départementales pour 60 %, pour
20 % de la subvention du Conseil Général, pour 10 % de l’aide de l’Etat
pour l’emploi-jeune. Pour les dépenses, les dépenses courantes de fonctionnement
n’ont augmenté que de 1,4% par rapport à 1999. Le principal poste de dépense
concerne le personnel, avec une hausse importante due à l’arrivée du nouveau
directeur. Cette augmentation a été couverte par la subvention du Conseil
Général et M.Viardot en remercie son président et l’ensemble de l’assemblée
départementale. En conclusion, il apparaît que le résultat financier 2000
est négatif de 25 000 F, dus principalement à une augmentation de la dotation
aux amortissements de 6 000 F (suite au renouvellement du matériel informatique)
et à 14 000 F de cotisations non recouvrées. Avec les produits financiers,
le déficit réel de l’exercice 2000 est de 12 000 F. Cette somme a été
prélevée sur les fonds de réserve de l’association dont la situation financière
est saine puisqu’au 1er janvier 2000, ces fonds de réserve
se montaient à 359 000 F en SICAV et à 250 000 F sur les comptes courants
et le livret d’épargne. Cette réserve de
trésorerie peut paraître importante, mais
elle est nécessaire pour assurer la bonne marche de l’Association car
si les dépenses sont à peu près constantes chaque mois, les rentrées d’argent
se font essentiellement en mars-avril-mai après le vote des budgets et
en septembre-octobre avant le Congrès National.
Le Président met aux voix le rapport
financier. Il est adopté à l’unanimité.
Le président passe ensuite à la
deuxième partie de la réunion :le renouvellement du conseil d’administration.
Il rappelle les différentes modifications de statuts qui ont abouti au
vote d’aujourd’hui : un bureau de 25 membres (22 maires et 3 présidents
d’E.P.C.I.) élus à la proportionnelle à la plus forte moyenne par les
566 maires et les 17 présidents d’E.P.C.I. adhérents). Il présente ensuite
les listes et indique les modalités du scrutin. A 9 heures 50 , le scrutin
est ouvert.
A 10 heures 50, le Président clôt
le scrutin, puis, à 11 H 15, proclame les résultats.
Pour le collège des présidents d’E.P.C.I. :
17 inscrits, 13 votants, 13 suffrages exprimés. Liste d’union pour l’avenir
des E.P.C.I. de Saône-et-Loire : 10 voix. Liste de la gauche plurielle :
3 voix. Sont élus : Jean Lautrey (CC du canton de Chauffailles, Claude
Bruneau (CC du sud de la côte chalonnaise), et, après accord de l’assemblée
générale, Rémi Rebeyrotte (CC de l'Autunois).
Pour le collège des maires : 566 inscrits,
410 votants, 408 suffrages exprimés.
- Liste d’union pour l’avenir des communes
de Saône-et-Loire : 290 voix et 16 élus : Robert Rolland (Cluny),
Pierre Corneloup (Montchanin), Bernard Dessendre (Saint-Maurice-lès-Couches),
Michèle Jugnet (Sologny), Jean-Marc Nesme (Paray-le-Monial), François
Moreau (Serley), Marie-Ange Barnay (Monthelon), Alain Gautheron (Varennes-sous-Dun),
Michel Rey (Montcenis), Jacky Rodot (Ratte), Roland Giraudet (Crissey),
Jean Drevon (Charolles), Maurice Cochet (Romanèche-Thorins), Hubert Thura
(Fontaines), Guy Cannard (Condal), Yves Lehanneur (Epervans).
- Liste de la gauche plurielle : 118
voix et 6 élus : Philippe Baumel (Le Breuil), Jean-Luc Vernay (Mervans),
Jean-Paul Drapier (Bourbon-lancy), Jean-Claude Lagrange (Sanvignes), Alain
Philibert (Saint-Vallier), Michel Coulon (Burnand).
Le président demande ensuite aux
membres du conseil d’administration qui viennent d’être élus, ainsi qu’aux
membres de droit (les parlementaires maires de leur commune et le Président
du Conseil Général) de se réunir immédiatement pour constituer le bureau
et élire le président. Après 15 minutes de délibération, le bureau est
ainsi constitué : président : Robert Rolland ; 1er
vice-président : Pierre Corneloup ; 2ème vice-président :
Philippe Baumel ; secrétaire général : Jean-Luc Vernay ;
secrétaire général adjoint : Bernard Dessendre ; trésorier :
Jean Lautrey ; trésorier adjoint : Rémi Rebeyrotte ; membres :
Michèle Jugnet, Michel Rey, Jean-Claude Lagrange, Michel Coulon.
Le président félicite les nouveaux
élus et donne la parole à René Beaumont, président du Conseil Général.
Celui-ci rappelle, en introduction
de son propos, aux maires et les présidents d’E.P.C.I. que le Conseil
Général est le partenaire privilégié des communes. En effet, outre ses
compétences propres, de nombreux programmes d’intervention du Conseil
Général concernent l’aménagement du cadre de vie des communes : adduction
et renouvellement des réseaux d’eau, assainissement, ordures ménagères,
aménagement rural, aides spécifiques dans le cadre du FDAEC et du FDAVOC,
etc… Les nouveaux maires ont été invités à découvrir les services et le
fonctionnement du Conseil Général, et le projet de budget continuera d’être
présenté avant son adoption en fin d’année.
Le président du Conseil Général
intervient ensuite sur deux dossiers d’actualité : le S.D.I.S.(service
départemental d’incendie et de secours) et l’A.P.A. (allocation personnalisée
d’autonomie).
Concernant le S.D.I.S. dont il
vient d’être élu président du conseil d’administration, la loi votée en
première lecture à l’Assemblée Nationale prévoit une réforme importante
du financement des S.D.I.S. Si, sur le plan de la répartition des rôles,
rien n’a changé (le Préfet conserve la responsabilité opérationnelle et
le président du conseil d’administration la responsabilité fonctionnelle),
la loi prévoit que les département devront financer les S.D.I.S. au moins
à hauteur de 50 %. Depuis deux ans, le Conseil Général de Saône-et-Loire
avait décider d’augmenter sa contribution de 5 MF/an, mais si la loi est
votée en l’état, la contribution du Conseil Général doublera puisqu’elle
est aujourd’hui de 25 % du budget. Cela induit une bonne et une mauvaise
nouvelle : la bonne, c’est que la contribution demandée aux communes
ne devrait pas augmenter (l’augmentation de la contribution du département
servant à financer l’augmentation des moyens opérationnels), la mauvaise,
c’est qu’il va sans doute falloir augmenter le taux des impôts départementaux.
Concernant l’A.P.A. (allocation
personnalisée d’autonomie), la problématique est identique. L’augmen-tation
du nombre de bénéficiaires, ainsi que les modifications des conditions
d’attribution vont entraîner une augmentation des crédits de l’ex-P.S.D.
(prestation spécifique dépendance) de 60 à 70 MF, et là aussi, il sera
bien difficile de ne pas avoir recours à l’augmentation des impôts départementaux.
Le Président accueille ensuite
M. le Préfet de Saône-et-Loire, qui est venu rencontrer les maires du
département accompagné des sous-préfets et des chefs de service de l’Etat.
Après avoir félicité les nouveaux élus qui auront en charge la gestion
de l’A.M.S.L. et affirmé sa volonté de travailler en partenariat avec
les élus, M . le Préfet indique qu’il interviendra sur cinq sujets :
l’intercommunalité, la D.G.F., le plan départemental de collecte et d’élimination
des déchets, le schéma départemental des carrières et les pays. Puis il
donnera la parole au TPG pour parler des services du Trésor en milieu
rural et au Directeur Départemental de l’Equipement pour présenter succinctement
la loi SRU et notamment les schémas de cohérence territoriale (S.C.O.T.).
Actuellement, 80 % du territoire
départemental est en intercommunalité. Sur plus de 260 E.P.C.I., 43 sont
à fiscalité propre : une communauté urbaine, une communauté d’agglomération,
3 districts et 38 communauté de communes. Il reste un effort à faire pour
construite une intercommunalité de projet, car trop d’intercommunalités
se limitent aux compétences obligatoires et au minimum des compétences
optionnelles. Nouvellement arrivé en Saône-et-Loire ; il a pu observer
les difficultés à développer des projets précis à partir des compétences
optionnelles. Les intercommunalités doivent devenir « porteuses de
projets spécifiques ».
Cette intercommunalité de projet n’est pas
sans conséquence sur l’évolution des dotations de l’Etat. Les communautés
de communes qui n’auront pas de projets ne toucheront que le minimum de
dotation. De même, l’intercommunalité doit entraîner une simplification
et non une complication due au chevauchement des compétences. C’est ce
qui se passe quand des compétences exercées par un syndicat sont reprises
par une communauté de communes. La recherche de la simplification et de
l’efficacité doit prévaloir. Une circulaire du ministre de l’intérieur
aux préfets est en préparation et elle demandera aux préfets de faire
preuve de fermeté sur les transferts de compétences.
L’évolution de la D.G.F. est directement
liée à l’évolution de l’intercommunalité et à l’élaboration de projets.
Sur un plan technique, 2 dispositions législatives intervenues en 2000
expliquent la baisse de la D.G.F. : la suppression de la redevance
assainissement dans le calcul du coefficient d’intégration fiscale, et
la prise en compte des dépenses de transfert à hauteur de 20 % au lieu
de 10 %. Sur un plan politique, on note une évolution vers les groupements
capables de bâtir des projets. Les communautés de communes à fiscalité
additionnelle ont été victimes du succès des autres formes d’intercommunalité,
notamment les communautés d’agglomération, qui voient leur D.G.F. augmenter
au détriment des communautés de communes qui se contentent d’exercer les
compétences obligatoires.
Le plan départemental d’élimination
des déchets a fait l’objet d’une réunion avec les présidents de syndicats.
Les élus doivent maintenant se positionner sur les décisions à prendre
en fonction des études qui ont été effectuées et dont les résultats sont
disponibles. Le préfet souhaite que lors de la prochaine réunion prévue
en septembre, les élus puissent faire connaître leur choix, de façon à
ce que la commission de suivi du plan départemental puisse se réunir en
décembre.
Le schéma départemental des carrières
est maintenant disponible. Son élaboration n’a pas été facile, mais le
résultat est consensuel et c’est un élément indispensable pour la protection
des espaces naturels.
Sur les pays enfin, M. le Préfet
indique que pour le Chalonnais et l’Autunois-Morvan, les périmètres d’études
ont été définis. Pour la Bresse bourguignonne, la C.D.C.I. devrait en
discuter lors de sa prochaine réunion. Les réflexions sur le Charollais
et le Brionnais sont bien avancées. Les sous-préfets d’arrondissement
sont à disposition des élus pour les aider à monter ces dossiers.
En conclusion, M. le Préfet
réinsiste sur la nécessaire cohérence dans les intercommunalités qui doivent
privilégier la solidarité et être porteuses de projets. Il sera très attentif
à ces deux aspects pour l’attribution des crédits de l’Etat. L’implication
des services de l’Etat dans les politiques territoriales s’inscrit dans
les orientations du projet territorial de l’Etat en Saône-et-Loire.
Le Trésorier Payeur Général intervient
ensuite pour répondre aux interrogations de certains maires à propos du
maintien des services du Trésor en zones rurale. En premier lieu, il n’y
a pas, ni au niveau national, ni au niveau départemental de plan de réduction
des services du Trésor. Toutefois, il est de la responsabilité du TPG
d’adapter les services aux possibilités qu’offrent les nouvelles technologies
et aux besoins réels du terrain. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de plan
de fermeture en préparation, et quand bien même il faudrait modifier le
fonctionnement actuel, le T.P.G. indique que les élus en seraient les
premiers informés et que rien ne serait décidé sans concertation.
Le Directeur Départemental de
l’Equipement présente les grandes lignes de la loi SRU, qui traite à
la fois de l’urbanisme, du logement et des déplacements urbains. A propos
de l’urbanisme, il indique que les schémas directeurs ont été remplacés
par les schémas de cohérence territoriale, les plans d’occupation des
sols par les plans locaux d’urbanisme et les MARNU par les cartes communales.
Il précise ce que recouvre le principe de la constructibilité limitée
et projette une carte de Saône-et-Loire indiquant les zones concernées.
Il indique que des réunions d’information
auront lieu dans chaque arrondissement.
L’ordre du jour étant épuisé, le Président
clôt cette assemblée générale à 12 heures 45.
P.J. : annexe 1 : liste des maires présents ou représentés
annexe 2 : liste des maires excusés ayant donné pouvoir
et liste des maires excusés
annexe 3 : liste des présidents d’E.P.C.I. présents,
représentés et excusés
annexe 4 : rapport d’activités 2000
annexe 5 : compte d’exploitation de l’exercice 2000
annexe 6 : composition du bureau et du conseil d’administration
| Le Secrétaire Général |
Le Président |
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| Jean-Luc Vernay |
Robert Rolland |
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