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ASSEMBLEE GENERALE – RANCY
Samedi
28 septembre 2002
COMPTE-RENDU
Maires et Présidents d’E.P.C.I. présents,
représentés ou excusés : voir liste en annexe
La séance est ouverte à 9 H 15
par le président Robert Rolland qui souhaite la bienvenue à tous les participants
et remercie Jean Bessard, maire de Rancy, de son accueil et de la mise
à disposition de l’A.M.S.L. de la salle du foyer rural de sa commune.
Après avoir excusé un certain nombre de personnalités , il informe l’assemblée
du décès de Roger Rochet, maire d’Ouroux-sur-Saône, et demande à l’assemblée
de respecter une minute de silence en sa mémoire.
Dans son allocution de bienvenue,
Jean Bessard, maire de Rancy, après avoir salué ses collègues et les personnalités
présentes, présente sa commune, célèbre pour ses fabriques de chaises,
et invite celles et ceux qui disposeraient d’un moment libre en fin de
réunion pour visiter l’antenne de l’Ecomusée. Il rappelle que les maires
doivent être solidaires entre eux et bien informés pour faire face aux
responsabilités qui sont les leurs ou qu’on leur impute (exemple des communes
sinistrées du Gard).
Le président ouvre la partie statutaire
de l’assemblée générale avec l’examen du rapport d’activité 2001 qui a
été préalablement envoyé à tous les adhérents. Il insiste sur les points
importants : le renouvellement des instances dirigeantes de l’A.M.S.L.
lors de l’assemblée générale de Mâcon le 23 juin, la participation d’une
forte délégation d’élus de Saône-et-Loire au congrès de l’A.M.F (119 communes
et 8 E.P.C.I. représentés), et surtout l’organisation, pour les nouveaux
élus des 6 réunions des « Universités des Maires » au printemps
2001. Le président donne ensuite des précisions sur les autres activités
de l’A.M.S.L. : aide et conseil aux élus, bulletin d’information,
réunions d’information, mise en service du site Internet, désignations
dans les commissions et groupes de travail.
Ce rapport d’activité est mis aux voix et
est adopté à l’unanimité des votants (le président ne prenant pas part
au vote).
Le président donne ensuite la parole à Jean
Lautrey, trésorier, pour la partie financière de cette assemblée générale
qui comporte l’examen des comptes de l’exercice 2001 et du projet de budget
2003 (y compris la fixation du montant des cotisations).
Jean Lautrey indique que, le bilan et le
compte d’exploitation 2001 ayant été adressé à tous les adhérents avec
la convocation à l’assemblée générale, il ne fera pas une lecture exhaustive
de ce document. Il insiste sur les points qui lui paraissent refléter
l’activité de l’A.M.S.L. en 2001 : l’augmentation des frais de téléphone
et d’affranchissement, du service d’aide juridique (honoraires de l’avocat-conseil)
et de la dotation aux amortissements (3 988 € en 2000, 8 273 € en 2001)
qui correspond aux investissements réalisés pour améliorer le fonctionnement
de l’association, ce qui explique le déficit de 13 759 €. Au niveau des
produits, à signaler la subvention du Conseil Général ( + 17 627 €) qui
a permis de faire face à l’augmentation des charges. La situation d’ensemble
reste saine puisque la lecture du bilan fait apparaître un capital disponible
de 76 434 €.
Le président soumet au vote le bilan financier
2001et demande que l’assemblée donne quitus au trésorier. Unanimité des
votants (le trésorier ne prenant pas part au vote).
Jean Lautrey présente ensuite le projet de
budget 2003 et les propositions en matière de cotisations. Au niveau des
charges, augmentation du poste « personnel » et de la dotation
aux amortissements, les autres postes étant ajustés aux dépenses constatées.
Ces dépenses supplémentaires seraient couvertes par une augmentation de
2 % des cotisations départementales des communes (celles des E.P.C.I.
restant au niveau de 2002) et par une demande d’augmentation identique
de la subvention du Conseil Général. Le projet de budget 2003 serait ainsi
équilibré en recettes et en dépenses à 248 708 €. Ce projet de budget
et les propositions de cotisation pour 2003 ont été validées par le bureau
et le conseil d’administration. Il est donc demandé à l’assemblée générale
d’approuver ces deux documents.
Le président met aux voix les propositions
de cotisation 2003 qui sont approuvées à l’unanimité. Il met ensuite aux
voix le projet de budget 2003. Il est adopté à l’unanimité.
Le président donne ensuite quelques précisions
sur les assises régionales des libertés locales qui auront lieu, en Bourgogne,
le 30 novembre 2002 à Dijon. L’A.M.S.L. doit apporter sa contribution,
au même titre que les autres collectivités territoriales. L’A.M.F. vient
d’adresser à chaque association départementale un document de travail
en matière de relance de la décentralisation. Le président propose d’adresser
à chaque commune et E.P.C.I. adhérent le document A.M.F. et que ceux qui
le souhaitent fassent parvenir leurs observations pour le 15 octobre au
secrétariat de l’association. Un groupe de travail (15 membres :
4 présidents d’E.P.C.I. et 10 maires désignés de façon paritaire, plus
le président de l’A.M.S.L.) en élaborerait une synthèse entre le 20 octobre
et le 1er novembre. Cette synthèse serait adressée à l’A.M.F.
et au préfet de région de façon à ce que ces remarques puissent être prises
en compte lors du congrès de l’A.M.F. (19-21 novembre) et lors de assises
régionales (30 novembre). L’assemblée donne son accord et le président
invite les élus intéressés à s’inscrire dès à présent s’ils le souhaitent
auprès du directeur de l’association.
Ce point clôt la partie statutaire de l’assemblée
générale, et le président propose de passer à la partie informative qui
comprendra quatre interventions : Geneviève Cerf, de l’A.M.F. sur
le statut de l’élu, le colonel Franck sur le rôle du correspondant défense,
le président du Conseil Général, puis M. le Préfet pour conclure cette
matinée de travail.
Le président donne la parole à Geneviève
Cerf, directrice du département « administration et gestion communales »
à l’A.M.F. qui a rédigé, avec ses collaborateurs, les deux documents remis
à l’entrée, le statut de l’élu communal et le statut de l’élu intercommunal,
qui constituent la trame de son exposé.
Geneviève Cerf, en préambule, rappelle que
le statut de l’élu est mal connu des élus, préoccupés qu’ils sont de gérer
les affaires de la commune et de répondre aux demandes de leurs administrés.
Pourtant, ce statut constitue les droits propres des élus. Le document
élaboré par l’A.M.F. et distribué à l’ensemble des participants résume
les textes actuellement en vigueur. Son exposé portera plus particulièrement
sur 3 points : la compatibilité du mandat avec l’exercice d’une activité
professionnelle, la formation des élus, les indemnités de fonction.
Comment concilier mandat et activité professionnelle :
cette question concerne essentiellement les salariés du privé et les fonctionnaires,
puisque les retraités ne sont plus concernés et que les artisans, commerçants,
agriculteurs et professions libérales sont leur propre employeur. Le statut
de l’élu a prévu deux dispositions : les autorisations d’absence
et le crédit d’heures qui s’appliquent à tous les élus communaux et inter-communaux.
Les autorisations d’absence sont liées aux réunions. Geneviève Cerf précise
les modalités d’application de cette disposition selon que l’élu est salarié
du privé ou fonctionnaire. Le crédit d’heures concerne les maires, les
adjoints et les conseillers municipaux dans les communes de plus de 3
500 habitants. Idem pour les présidents et vice-présidents d’EPCI. Ces
heures passées en dehors du travail peuvent faire l’objet d’une compensation
par la commune, plafonnée à 720 € par an, pour les conseillers municipaux
non indemnisés. Les employeurs sont souvent réticents à accorder des absences
répétées, mais il est vrai qu’ils sont peu informés de ces dispositions.
La première démarche serait peut-être de communiquer les textes en vigueur :
l’A.M.S.L. aux associations patronales, chaque élu à son propre employeur.
Geneviève Cerf indique enfin une troisième solution : la cessation
d’activité pour l’exercice du mandat.
Second thème : la formation.
La loi est claire : depuis 1992, tout élu (commune ou E.P.C.I.) a
droit à une formation adaptée à ses besoins. Le congé-formation, en plus
des autorisations d’absence et du crédit d’heures, peut être demandé à
son employeur : 18 jours sur la durée du mandat. En conséquence,
la commune doit prévoir un budget formation plafonné à 20 % du montant
maximum susceptible d’être alloué aux élus au titre des indemnités de
fonction. Il est aussi obligatoire de prévoir un plan de formation et
avoir recours à des organismes de formation agréés.
Les indemnités : c’est un
domaine que les maires et les adjoints connaissent bien. Geneviève Cerf
insiste cependant sur une nouveauté introduite par la loi sur la démocratie
de proximité : la légalisation de l’indemnisation des conseillers
municipaux délégués. Même chose pour les E.P.C.I. où les présidents peuvent
désigner des conseillers communautaires délégués. Bien qu’un texte de
1992 indique que cette indemnité n’est ni un salaire, ni un traitement,
ni une rémunération, elle est soumise à CSG, au RDS, à l’IRCANTEC. Le
problème posé par la non définition de la nature de l’indemnité est de
savoir si elle peut être saisie, ou compatible avec des allocations de
chômage, une pré-retraite, un RMI, etc…D’où un certain nombre de difficultés
ou de situations personnelles difficiles. La fiscalisation des indemnités
est particulière : retenue à la source avec un barème particulier.
Or depuis 2002, pour les revenus 2001, le montant des indemnités doit
être déclaré dans le revenu fiscal de référence en remplissant un formulaire
spécial n° 2042 C. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, la DGI
a donné un délai supplémentaire jusqu’à la fin de l’année.
Pour conclure, Geneviève Cerf
rappelle que les communes de moins de 1 000 habitants dont le potentiel
fiscal est inférieur à la moyenne bénéficient de la dotation élu local
qui doit être utilisée pour les indemnités ou la formation des élus. A
vérifier aussi que l’assurance de la commune couvre bien les interventions
des élus dans le cadre de leurs fonctions et que chaque maire ait bien
souscrit une assurance personnelle payée par lui, et non par la commune.
Enfin, à propos de la retraite des élus, si la cotisation à l’IRCANTEC
est obligatoire, les élus ont la possibilité de souscrire une retraite
complémentaire dont les cotisations sont inscrites d’office, c’est-à-dire
sans vote, au budget communal.
Le président remercie Geneviève
Cerf pour la clarté de son exposé et la qualité du document élaboré sous
sa direction par l’A.M.F.. Il donne ensuite la parole au lieutenant-colonel
Frank, délégué militaire départemental, pour qu’il précise le rôle du
« conseiller défense » désigné par chaque conseil municipal.
Le lieutenant-colonel Frank explique
que depuis la suppression du service militaire obligatoire, le gouvernement
a souhaité maintenir le lien armée-nation. La désignation d’un conseiller
défense dans chaque commune en est l’un des éléments. Son rôle est essen-tiellement
informatif : il reçoit les informations de l’autorité militaire et
les diffuse auprès des administrés qui souhaitent des renseignements sur
les journées de préparation à la défense, l’engagement dans les différentes
armes (en donnant les coordonnées des centres d’information et/ou de recrutement)
ou la réserve militaire. Il aura aussi à intervenir auprès des jeunes
en faisant circuler l’information reçue de l’autorité militaire et aider
au recensement qui, depuis la loi de 1997, s’impose à tous les jeunes
dans l’année de leurs 16 ans.
Le président donne ensuite la
parole à René Beaumont, président du Conseil Général.
René Beaumont indique que son
intervention portera sur 4 sujets : le service départemental d’incendie
et de secours (S.D.I.S.), la mise en place de l’allocation personnalisée
d’autonomie (A.P.A.), le syndicat départemental d’électrification (SYDEL)
et la décentralisation.
A propos du S.D.I.S., René Beaumont indique
que 2002 a été marquée par la mise en œuvre de la loi sur la démocratie
de proximité qui a modifié la composition du conseil d’administration
et les compétences respectives du Conseil Général et des communes.
Le conseil d’administration, de par la loi,
comprend majoritairement des conseillers généraux (14 sur 22). Les 8 sièges
restant sont répartis entre les communes (5 sièges) et les E.P.C.I. (3
sièges). Le nouveau conseil a été élu ce printemps et s’est mis au travail.
La loi a aussi modifié le financement du S.D.I.S. en décidant que les
contributions communales seraient « gelées » au niveau de 2002
et ne pourront augmenter que du montant de l’inflation jusqu’en 2006.
A partir de cette date, la quote-part des communes sera déduite automati-quement
de leur D.G.F.
Cette réforme, si elle a le mérite de régler
le problème du financement et du « pilotage » du S.D.I.S. peut
avoir pour conséquence que les maires se sentent moins impliqués du fait
qu’ils n’auront plus rien à payer directement, alors qu’ils sont responsables
de la sécurité des biens et des personnes dans leur commune. Ce qui veut
dire que sur le plan communal, le maire est le responsable opérationnel
des pompiers, de même que le préfet l’est sur le plan départemental. Et
René Beaumont de souhaiter que les maires continuent à s’impliquer fortement
dans le fonctionnement du S.D.I.S., surtout ceux qui ont un centre de
secours sur leur commune, notamment en encourageant le recrutement de
sapeurs pompiers volontaires, dont le S.D.I.S. a grand besoin.
L’A.P.A. a été mise en place de façon satisfaisante
et rapide en Saône-et-Loire parce que le Conseil Général s’en est donné
les moyens et a pu compter sur un personnel motivé.
1 700 personnes percevaient la P.S.D. (prestation
spécifique dépendance). Au 20 septembre 2002, 22 500 dossiers ont été
distribués, 12 500 sont traités ou en cours de traitement, et 6 159 personnes
touchent l’A.P.A. (2 672 à domicile et 3 487 en établissement ) pour un
coût de 27.3 M €, soit 180 MF.
A propos du SYDEL (syndicat départemental
d’électrification) et de ses problèmes, René Beaumont tient à redire avec
force que le Conseil Général n’y est absolument pour rien. C’est le prédécesseur
de M. le Préfet qui a déféré les délibérations du SYDEL au tribunal administratif.
Par contre le Conseil Général souhaite que le SYDEL fonctionne et qu’une
solution amiable et concertée soit trouvée. C’est aussi l’intérêt des
communes, surtout les communes rurales.
La décentralisation, instituée par les lois
Deferre il y 20 ans, doit être développée et étendue. C’est ce que le
gouvernement a souhaité en fixant un cadre de réflexion et d’action :
l’Etat et les régions, pôles de cohérence, et les départements, les communes
et leurs groupements, pôles de proximité et de gestion. Ces deux pôles
devront travailler ensemble, en respectant deux principes : la simplicité
et l’efficacité.
Pour cela, la déconcentration des services
de l’Etat est nécessaire, en donnant plus d’autonomie et de moyens aux
services de l’Etat dans les régions et les départements, ce qui veut dire
un « dégraissement » des administrations parisiennes.
Deuxième nécessité : regrouper les compétences
quand l’Etat et les collectivités locales interviennent dans le même domaine.
Exemple : les routes, où l’Etat intervient pour ses 600 km de routes
nationales et le département pour 5000 km de routes départementales. Autre
exemple : l’eau. Les deux intervenants principaux sont les Agences
de l’Eau et les départements qui subventionnent toute la filière. Autre
sujet : les déchets ménagers, que les communes, qui ont la compétence,
ont bien du mal à gérer.
D’autres domaines intéressent les départements :
l’environnement, ou les transports de voyageurs, que les départements,
qui ont la compétence en matière de transports interurbains, ne peuvent
plus exercer à cause des PTU (périmètres de transports urbains) mis en
place par les grandes villes ou leurs groupements qui font que le département
ne peut pas créer de lignes reliant deux villes importantes.
Pour conclure, René Beaumont souhaite que
les maires participent activement à cette démarche de relance de la décentralisation
et espère que le thème de la jeunesse qu’il a proposé dans le cadre des
Assises régionales des libertés locales sera retenu.
Le président donne ensuite la parole à M.
le Préfet, en le remerciant de sa présence et de s’être fait accompagner
par ses plus proches collaborateurs et par les chefs de services de l’Etat
dans le département.
M. le Préfet se dit heureux de rencontrer,
pour la seconde fois, les maires et les présidents d’E.P.C.I. à l’occasion
de leur assemblée générale annuelle. Son intervention sera essentiellement
consacrée aux Assises régionales des libertés locales et aux problèmes
de sécurité, notamment en zone rurale.
Les Assises régionales des libertés locales
s’inscrivent dans la perspective de la réforme de l’article 72 de la Constitution
qui concerne les structures territoriales du pays. Pour la première fois
dans l’histoire de la République, les régions vont être reconnues comme
collectivités territoriales, au même titre que les départements et les
communes. Dans le même temps, le gouvernement a souhaité donner aux collectivités
territoriales des attributions nouvelles et ouvert la voie à l’expérimentation.
On va donc vers une organisation décentralisée de l’Etat : cela fera
l’objet d’une loi organique, suivie d’un débat et d’un vote de la représentation
nationale en juin 2003 sur le transfert d’un certain nombre de compétences
aux collectivités territoriales.
D’où la recherche de la cohérence et de la
proximité dans la mise en place concrète du principe de subsidiarité,
qui consiste à rechercher l’échelon le plus performant pour exercer telle
ou telle compétence. La loi organique devrait consacrer, pour les collectivités
territoriales, la notion de droit à l’expérimentation, la notion de « chef
de file » et la possibilité de recourir au referendum dans le cadre
de l’exercice de ses compétences.
Ces transferts de compétences impliquent
un transfert de moyens. Le gouvernement souhaite accorder plus d’autonomie
en matière de ressources fiscales aux trois niveaux de collectivités :
régions, départements, communes. En clair, moins de dotations de l’Etat,
et plus de ressources propres.
Derrière cette organisation décentralisée
de la République, qui est en soi une grande nouveauté, il y a la réorganisation
de l’Etat au niveau local. Les Assises du 30 novembre à Dijon seront l’occasion
pour les maires de faire remonter, sur tous les sujets et sans « tabou »,
un certain nombre de remarques et de propositions pour replacer le citoyen
au centre de la vie démocratique et le rapprocher des instances de décision.
Il y va d’un bon fonctionnement de la démocratie. Avant cette réunion
du 30 novembre à Dijon, qui se tiendra en présence de membres du gouvernement,
le comité régional de pilotage co-présidé par le Préfet de région et le
président du Conseil Régional, a retenu pour la Saône-et-Loire le thème
de la jeunesse. Trois réunions délocalisées seront organisées dans le
département et la synthèse sera faite à Mâcon à la mi-novembre au cours
d’un atelier départemental.
Pour conclure, M. le Préfet rappelle que
ces réunions sont ouvertes à tous, et souhaite que les maires participent
nombreux à cette démarche.
Concernant la sécurité, premier changement
au niveau de l’Etat : le Conseil de sécurité nationale qui était
présidé par le Premier Ministre l’est désormais par le Président de la
République. Second changement : la police nationale et la gendarmerie
sont placées désormais sous l’autorité directe du ministre de l’intérieur
et de la sécurité intérieure, et par voie de conséquences au niveau des
départements, sous l’autorité des préfets qui devront rendre compte de
leur action chaque mois au ministre.
Jusqu’à présent, les escadrons de gendarmerie
mobile, les C.R.S. étaient affectées, sur réquisition des préfets, par
l’administration centrale, pour les besoins de maintien de l’ordre. Désormais,
ce sont les préfets des zones de défense (pour la Saône-et-Loire, le
Préfet de la région de défense Est) qui décideront. D’où un délai plus
court d’intervention, et une économie de moyens. 3 500 personnes seront
à la disposition directe des préfets de zone dès le début du mois de novembre.
Au niveau régional, c’est la mise en place
des G.I.R. (groupes d’intervention régionaux), qui rassemblent des techniciens
pour venir en appui à la police et à la gendarmerie. Exemples :
les opérations à conduire dans le cadre de la lutte contre l’économie
souterraine.
Au niveau départemental, il y a trois niveaux :
le premier concerne le préfet et le procureur de la République avec la
conférence départementale de sécurité, le second concerne le conseil départemental
de prévention de la délinquance, le troisième niveau est constitué par
les conseils communaux ou intercommunaux de sécurité et de prévention
de la délinquance, désormais présidés par les élus. Ces conseils disposeront
d’informations précises en matière de délinquance (des consignes ont été
données en ce sens) et M. le Préfet compte sur les propositions de ces
conseils pour prendre les mesures destinées à faire baisser la délinquance,
notamment en milieu rural. Il a d’ores et déjà demandé à la gendarmerie
un renforcement des patrouilles de jour et de nuit en zone rurale. Une
réorganisation de la gendarmerie est à l’étude en Saône-et-Loire. Les
élus seront consultés sur la mise en place de communautés de brigades,
ce qui ne veut pas dire suppression de brigades ou de postes de gendarmes,
mais coordination de plusieurs brigades par un sous-officier expérimenté
dans un souci d’une meilleure efficacité sur le terrain.
Par ailleurs, le gouvernement va prendre
des dispositions pour que de nouvelles incriminations figurent au Code
pénal pour donner des fondements juridiques aux interventions de la police.
Exemples : l’occupation abusive des halls d’immeubles qui pourra
connaître une suite judiciaire ou, en ce qui concerne les gens du voyage,
la possibilité de confisquer les véhicules ou de poursuites pour violation
de propriété, mais cela veut dire qu’il faut aussi aboutir à la mise au
point du schéma départemental des gens du voyage, car la répression ne
sera efficace que si il existe des aires d’accueil. En conclusion, M.
le Préfet précise qu’il ne faut pas noircir à dessein le tableau :
la Saône-et-Loire est le 81ème département en matière de délinquance…
En matière de sécurité civile, M. le Préfet
indique qu’il a demandé aux services concernés de mettre au point un système
d’alerte des crues qui soit à la fois rapide, simple et fiable qui permette
aux maires de disposer des éléments pour prendre en toute connaissance
de cause les décisions nécessaires à la protection des biens et des personnes.
En ce qui concerne la sécurité routière,
M. le Préfet n’est pas satisfait des résultats, compte-tenu du nombre
de morts et de blessés graves. Des aménagements sont à l’étude (« gendarmes
couchés », système de contrôle automatique de la vitesse en ville
en fonctionnement 24 heures sur 24), en même temps que les consignes de
fermeté en matière de répression des infractions graves ont été maintenues.
Enfin, pour reprendre les propos de René
Beaumont, M. le Préfet se dit lui aussi préoccupé par le problème des
déchets ménagers. Il n’y a pas de consensus sur le traitement des déchets.
Les décisions doivent être prises par les élus concernés avant la fin
de l’année et M. le Préfet fera tout ce qu’il peut pour qu’un consensus
soit trouvé rapidement.
Pour conclure, M. le Préfet renouvelle son
appel pour que les maires et les présidents d’E.P.C.I. participent activement
aux Assises régionales des libertés locales.
Le président, au nom de tous les participants,
remercie M. le Préfet de son exposé et l’assure qu’il peut compter sur
les maires et l’A.M.S.L. pour que les Assises soient un réel succès.
Michel Maya, maire de Tramayes, pose le problème
de la numérisation du cadastre et des aides que les communes peuvent obtenir
pour se doter d’un outil moderne de gestion. Le directeur des services
fiscaux indique que les obligations de la direction générale des impôts
se limitent à fournir les renseignements sur le plan fiscal, et que les
aides financières qui ont existé il y a quelques années n’ont pas été
reconduites, mais que le Conseil Général intervient dans ce domaine. René
Beaumont précise que le Conseil Général qui n’a aucune compétence dans
ce domaine donne une aide en fonction du nombre de parcelles, que les
demandes des communes sont peu nombreuses et qu’il n’est pas envisagé
d’aller au-delà de ce qui existe aujourd’hui.
Le président, en clôture de cette assemblée
générale rappelle les prochains rendez-vous de l’A.M.S.L. : le salon
HYGESEC le 10 octobre à Chalon-sur-Saône, les réunions d’information des
14 et 17 octobre à Torcy et Prissé sur la communication des actes administratifs,
le congrès de l’A.M.F. du 19 au 21 novembre à Paris et les Assises régionales
des libertés locales à Dijon le 30 novembre.
L’ordre du jour étant épuisé, le Président
lève la séance à 13 heures.
| Le Secrétaire Général |
Le Président |
| |
|
| Jean-Luc Vernay |
Robert Rolland |
(retour) 
|